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La femme dans le monde et dans les âges

Par Jérôme Rivière
 
Le page qui va suivre ont pour but de regarder la position de la femme dans notre société. Pour cela, nous avons besoin d'une dynamique. Il est nécessaire de se référer à l'histoire. L'histoire nous apprend le comment, mais à quel prix? Le prix à payer pour cela est l'expérience, souvent réglée en erreurs fatales traînant sa dette pendant des générations. Chez nous, il y a des hommes (et des femmes...) qui s'affairent à énumérer ces dettes, ainsi qu'à identifier leurs causes. Dans notre jargon nous les appelons des scientifiques de l'humain.

Ce sont d'eux que nous allons nous inspirer pour retracer cette fresque étonnante, d'un parcours peu banal. Laissons place alors à l'histoire de la femme.

Une question fascinante trotte dans notre mémoire collective : comment était-elle avant aujourd'hui? Mais sait-on réellement comment elle est maintenant? Et que dire des autres civilizations?

Ces questions seront débattues dans chaque volet. Vous pouvez faire-part de vos réactions en écrivant à Nicole Jérémie.

Volet 1 : Comment était-elle avant aujourd'hui?

Pour répondre à cela, il faut se replonger à l'aube des temps. Il est aujourd'hui avéré, que la naissance de l'univers est partie d'une planète géante qui a explosée. Ainsi la terre est une particule de cette dernière, tout comme les autres corps célestes. Jusqu'ici, il n'est pas question d'être vivant, et pourtant, cela n'empêche pas l'univers de tourner... Après ce phénomène appelé BIG BANG, les galaxies se sont organizées, la Terre tourne autour de son étoile : le soleil. L'atmosphère apparaît, protection indispensable à la Vie. Et un jour, un être unicellulaire fait sont apparition.

Comprenons bien ce qu'est un être unicellulaire. C'est un être qui se nourrit, se reproduit et ne comportant qu'un noyau entouré d'une couche plasmatique. Malgré son insignifiance, cet organisme appelé souche ou mère sera le déterminant des espèces tant végétales qu'animales.

Nous allons nous intéresser au règne animal, car notre sujet du jour traite de l'Homo Sapiens Sapiens. Aucune distinction homme femme n'est encore venue troubler la tranquillité de la reproduction. Et pourtant, c'est bien l'apparition de cette différenciation qui va bouleverser l'évolution. En effet, la reproduction asexuée, ou sans différenciation de sexe, n'apporte que des identités similaires. Alors que la reproduction sexuée, apporte la diversité par le mélange de deux génomes différents. Nous parlons alors d'être pluricellulaires.

Souvenons-nous qu'au départ, il n'y avait qu'un être unicellulaire. Là, il s'agit d'êtres pluricellulaires. Ceci implique donc l'élaboration d'une communication entre les cellules afin que la résultante de ces dernières (l'homme par exemple) puisse vivre (se nourrir) et survivre (se reproduire).

L'organization, la communication et l'interdépendance se développent au niveau microscopique. L'Homme devra faire de même. Il lui faudra trouver également sa propre place afin que son groupe puisse vivre et survire.

Pour l'Homo Sapiens Sapiens, dernier représentant des hominidés sur terre, la relation avec les femmes est déjà en place. Leurs ancêtres avaient vu grandir le désir sexuel au fur et à mesure que les poils laissaient apparaître les formes caractéristiques de la gente féminine. La femme devient alors un objet de convoitise, par conséquent un présent inestimable. De plus, les hommes vont vite s'apercevoir que ce sont elles qui donnent la vie. Elles sont alors assimilées à une relation divinatoire. On leur offre des bijoux et elles sont protégées. Leurs offrandes sont comme une fascination devant La Personne qui permet de faire vivre la Tribu. Faible par leur corpulence, elle peut néanmoins aller à la cueillette. L'homme n'a pas de place prépondérante dans un système ou la femme nourrit et donne la vie. Ce système durera jusqu'à la sédentarisation.

En effet, lorsque l'Homme à pu développer des capacités afin de pouvoir se nourrir sur place, le taux de mortalité des individus a chuté. L'explication en est simple. La connaissance du terrain et des espèces rendent la chasse plus sûre. La construction de maisons évite les migrations et confine certaines maladies contagieuses. L'organization devient alors réduite. La tribu devient non plus une somme d'individus mais de familles. L'homme et la femme sont donc statistiquement ensemble plus longtemps. Avant, si le désir était présent, la reproduction pouvait se faire avec quiconque. Là, l'homme protège son trésor : la fidélité est née avec sa s¦ur jumelle, la jalousie.

N'étant plus que deux dans la maison, l'homme découvrit son rôle dans la procréation : l'élue ne pouvait donner naissance qu'avec lui. Il devient également l'instrument de la fécondation. La femme perd donc sa place. Si on ajoute à cela sa fragilité (mortalité plus fréquente due notamment aux accouchements), le travail qui permet de manger est alors assuré par l'homme. Le glas de la suprématie féminine a sonné pour laisser place aux hommes. Conquêtes, force, robustesse deviennent alors des symboles de pouvoir. Comment trouver sa place? Cette réponse fut pendant des siècles éludée : La femme n'avait pas d'âme! Mise à l'écart, reniée, ne servant qu'à des tâches subalternes et ne pouvant qu'assister les hommes, la femme n'a décidément peu d'avenir dans cette société.

Penser cela c'est courir à sa perte et négliger l'intelligence. Je vous rassure, l'intelligence n'a pas de sexe, et si l'homme s'était retrouvé dans cette situation, il aurait fait de même. Puisque la société l'a dépouillée de tout, il lui reste ses charmes! La femme va donc, de mon point de vue, dominer le monde sans pour autant être sur le devant de la scène. Les hommes feront pour leur bien-aimée des conquêtes, des décrets, des lois! Et bien oui! Derrière chaque grand homme se trouve une femme. La femme retrouva alors toute sa puissance au Moyen-Age.

Beaucoup d'encre noire a coulé sur cette époque. Aujourd'hui, d'énormes préjugés subsistent. Prenons par exemple la ceinture de chasteté. Elle a réellement existé. Mais combien y en avait-il? Croyez-vous qu'un seigneur préférait dépenser du métal précieux pour sa femme au lieu de s'en servir pour lui-même sur les champs de bataille? Non! Les femmes dirigeaient le royaume de leur mari par l'intermédiaire des régents ou divers substituts. L'amour courtois n'était pas une vaine expression! Le choix du mari était parfois arrangé, mais le libertinage faisait légion. Il faut bien reconnaître que le viol et le pillage faisaient aussi partie de cet âge, tout comme les assassinats et les tortures pour les hommes. Il est à concéder que la prima note (le droit de cuissage du Seigneur de faire l'amour la première nuit des noces, avec la jeune mariée d'un de ses sujets) n'a pas d'autre équivalent. Le système féodal n'était pas le plus parfait pour la liberté des individus, quels qu'ils soient.

La femme est d'ordinaire soumise, les problèmes d'état ne la regardent pas ou presque pas. Faisons un aparté pour une femme unique en son genre : La Duchesse Anne de Bretagne. C'est la seule femme à avoir été mariée à deux rois de France : Charles VIII et Louis XII. Lors de son premier mariage, Charles VIII a été séduit par deux aspects : La Bretagne et la Bretonne. Tout d'abord, la Bretagne : l'alliance avec la France permettait l'accès à la Manche et... aux anglais. Puis ensuite à la Bretonne : Charles VIII est tombé sous le charme de cette enfant qu'il devait prendre pour épouse. C'est alors qu'en reconnaissance de son véritable amour, il lui offrit ce qu'elle désirait. Elle lui répondit : "L'exonération de taxe sur les routes." C'est encore pour cela qu'aujourd'hui, la Bretagne ne contient aucun péage. Il est clair que pour exister, les femmes devaient obligatoirement passer par les hommes. Je ne pense pas que ceci fut un défaut dans la puissance de la femme. Les généraux ne sont pas souvent sur les champs de batailles.

En effet, l'organization de toute société se doit d'être claire. Jusqu'ici, les villes étaient gouvernées par des conquérants, des guerriers. Sur un champ de bataille, il est nécessaire de reconnaître qui fait quoi. Dans la vie de tous les jours, les rôles étaient tout aussi simplement distribués entre homme et femme. Il est ici inutile de préciser leurs rôles sociaux respectifs, les préjugés nous les indiquent de façon permanente.

Cependant, la réalité est tout autre! Il est nécessaire de légitimer les absences du Seigneur qui partaient en guerre! Or, nous sommes en chrétienté et l'homme à des devoirs par rapport à sa femme, notamment celui de la protéger! Et, comment voulez-vous la protéger si vous n'êtes pas là? La légitimité est donc là : je pars pour te protéger "...Ces féroces soldats qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes..." Mais en attendant, la femme régit le foyer et l'homme se plie aux règles établies. S'il y a non-respect des règles établies, la femme peut refuser la couche à son mari. Alors, même si l'homme connaît sa position dans le processus de procréation, il n'en reste pas moins qu'il doit assouvir son désir sexuel. Ce qui devient gênant car on ne doit pas avoir de liaison extra conjugale. Voilà aussi comment la femme prend ascendant sur son mari, et donc sur l'homme. Remplacer les batailles par les travaux au quotidien et vous verrez que cette logique s'applique aussi dans la vie de tous les jours. Bien souvent traitée en esclave, malmenée physiquement, la femme va survivre grâce aussi à la morale.

En effet, dernier aspect des armes de la femme : sa fragilité! Si l'on peut battre sa femme, on ne doit pas taper sur une femme car elle est plus faible. Ceci serait une preuve de lâcheté. Donc dilemme pour les hommes : il faut faire preuve de fermeté sans brutalité. Et en cela, les femmes surpassent les hommes.

Le rôle de la femme se borne aux yeux de tous a enfanter, élever ces enfants, entretenir la maison et nourrir tout le monde. Mais, nous avons vu qu'en réalité, son rôle permettait l'organization et la cohésion de son environnement.

Cependant, un tournant va arriver dans son histoire : les guerres vont s'estomper. Une autre forme de sédentarisation va apparaître : les hommes resteront encore plus à la maison. Le temps des lumières va se faire jour. Plus de guerre, l'homme revient en force sur le devant de la scène. Plus l'homme est présent, plus le rôle de la femme doit se faire subtilement.

La suite vous sera contée dans un prochain article qui s'intitulera: "La mise en valeur de l'intellectualité."


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